En novembre, Sarah a animé deux fois notre nouvelle formation « Vivre les pratiques horizontales dans nos groupes », une initiative visant à approfondir les pratiques participatives et horizontales au sein de structures formelles et de processus informels, en utilisant une approche d’éducation populaire autonome. Les sessions ont eu lieu dans le Bas-Saint-Laurent avec les groupes membres du TROC BsL (Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent) et à Montréal avec les groupes membres du RIOCM (Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal).
Après avoir créé un espace d’encouragement, nous avons échangé sur les différentes formes de pouvoir, les différentes tensions, des divers rôles formels et les responsabilités attribuées. Nous avons constaté que ces rôles sont visibles et portent un pouvoir reconnu et accorde à la personne son influence, son autorité et sa légitimité.

« La force du collectif, le partage du pouvoir et des responsabilités, c’est puissant et inspirant »
Il a été noté que nous avons déjà plusieurs moyens et pratiques organisationnelles en place, mais qu’un manque d’outils empêchait la clarification des fonctions officielles, des processus d’attribution des tâches et responsabilités, des règles d’autorité et de la prise de décision, des structures pour savoir à qui, comment et quand rendre compte de son travail et des formations pour les nouvelles responsabilités.
Nous avons continué de réfléchir sur les rôles informels que nous pouvons tour à tour endosser ou abandonner, mais qui ne sont très souvent ni visibilisés ni distribués. Par l’introspection, les participant·e·s ont lié leurs rôles informels à leurs styles de leadership. Il a été conclu que, bien que chacun·e ait une tendance préférée, il est possible et bénéfique d’adopter divers styles selon la situation. La connaissance des styles de leadership de chacun·e favoriserait la complémentarité au sein du groupe.

« La formation m’a montré l’importance de bien se connaître et l’importance de la conscience sur les rôles formels et informels de chacun·e. »
« Je peux améliorer mon style de leadership et poursuivre mon introspection. »
Un partage sur le pouvoir social a permis d’aborder la question des privilèges, notamment celui de l’accès à l’information. Par le biais d’une mise en situation, nous avons créé un lien avec les critères de l’ACA (action communautaire autonome) et comment le manque d’information a un impact majeur sur la participation de nos participant·e·s.
Les participant·e·s sont reparti·e·s avec une panoplie d’outils et de réflexions, avec la conclusion qu’il n’existe pas de recette miracle pour être démocratique, mais que ce sont les gestes quotidiens, transparents et courageux qui forgent ces pratiques évolutives.

« J’ai appris que ce n’est pas pareil partout. »
